Chaumont mobilise Langres doute
Défense des hôpitaux de Chaumont et Langres
Chaumont se mobilise, Langres doute ...
Le risque d’un divorce entre les deux pays n’a jamais été aussi grand !
L’association « Chaumont pour tous », dynamiquement animée par Thierry Simon, a fait le plein mardi 13 février 2007 à la salle des fêtes de Chaumont, réunissant 500 personnes préoccupées par le sort de l’hôpital de Chaumont.
On les comprend. Dans le contexte très morose de décrue démographique et de déclin économique, le départ de certaines activités hospitalières serait un véritable « coup de couteau » asséné à ceux qui s’efforcent de dégager de nouvelles perspectives à la ville préfecture.
Mais « Chaumont pour tous » ne fait pas dans l’hypocrisie : elle se bat contre l’idée d’une réorganisation qui préjudicierait à la ville. Elle est toute disposée à échanger avec les « Langrois » mais pas à « faire le travail à leur place ».
En cela, elle se distingue du « Collectif de défense des hôpitaux de Chaumont et Langres » qui n’a pas adopté une approche territoriale, mais fonctionnelle et s’oppose au projet de site unique.
Les deux associations ont en commun de contester une décision qui chercherait le consensus en « coupant la poire en deux » en donnant une solution… topographique au problème.
Rolampont, Marnay, peut être bientôt Foulain… là n’est pas le problème.
Les hôpitaux ont toute leur place dans les villes, ils doivent y rester, d’autant que l’offre médicale dans le sud de la Haute-Marne reste inférieure à la demande.
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Mais ce glissement géographique vers le Nord du projet de l’ARH devrait préoccuper les Langrois. Car, comme c’est souvent le cas dans ce type de controverses, c’est celui qui parle le plus fort qui va finir par l’emporter. Et il faut l’admettre, bien implantée, fortement soutenue, dynamique et habile, « Chaumont pour tous » est en situation de faire basculer le rapport de force en faveur du pays chaumontais.
Un site unique à Chaumont serait un compromis qui satisferait à la fois « Chaumont pour tous » et l’ARH…. Tant pis pour les Langrois, ils n’auront qu’à se tourner vers Dijon.
Les Langrois doivent prendre des initiatives…
De mon point de vue, les Langrois doivent emboiter le pas à « Chaumont pour tous » sur le plan tactique, et s’inspirer des idées du « Collectif de défense des hôpitaux de Chaumont et Langres », sur le plan des principes.
La défense de l’hôpital de Langres n’a, en effet, pas fait l’objet de la même mobilisation populaire que celle en faveur de Chaumont.
Un certain défaitisme prévaut même dans la ville cathédrale qui est en train de revenir au niveau d’une bourgade, avec à peine plus de 8000 habitants et un centre ville qui se vide de ses commerçants.
De leur coté, certains agents de l’hôpital, sentant leur emploi menacé, se disent que d’aller à Marnay sera un moindre de mal.
On les comprend, sur ce strict point de vue social.
Mais leur emploi serait encore mieux défendu si on ‘adoptait pas dès le départ une attitude de renoncement.
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Le choix de Marnay, ou de tout site commun hors des villes est celui de la concentration comme remède à tous les maux. On nous assène que si le fonctionnement de l’hôpital de Langres est insatisfaisant, trop coûteux, c’est parce que son activité est trop faible.
Il ne serait donc plus attractif, ni pour les malades, ni pour le corps médical…
D’autres expliquent qu’une partie du corps médical prescrit aux malades, de plus en plus fréquemment, de se faire hospitaliser à Langres. Les chiffres de l’ARH sont d’ailleurs éloquents qui précisent que si les hôpitaux du sud-Haute-Marne ont « produit » 44.240 séjours hospitaliers en 2003, le besoin était de 49.930. Plus de 5000 séjours ont donc dû être effectués ailleurs. L’importance de ce chiffre interdit de penser qu’il s’agit de pathologies spécifiques qui ne pouvaient être traitées localement.
Il n’y a donc aucune raison pour que Langres, pas plus que Chaumont, se résigne à perdre son hôpital. Et même si la démographie générale est défavorable, la démographie des plus de 60 ans – les plus consommateurs en services de santé, reste croissante.
Aussi, Marnay ne risque d’être qu’une étape avant Troyes, Dijon, Nancy…
Les mêmes qui nous expliquent aujourd’hui qu’une mutualisation locale est aujourd’hui nécessaire chercheront à nous convaincre demain que la mutualisation devra se faire au niveau régional.
Les dizaines de millions d’euros dépensés pour créer le site de Marnay compteront aussi peu que les dépenses qui ont permis de moderniser les sites actuelles au cours des années dernières.
Le seul élément qui aura progressé, ce sera le désert sud-haut-marnais…
(à suivre)


