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Cette affaire de site commun hospitalier est scandaleuse à bien des égards
Dès l’origine, elle m’a profondément révolté.
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Scandale en terme de service public, qu’on continue à démanteler en Haute-Marne ; une mutualisation des moyens se justifierait si la demande de soin était inférieure à l’offre. Or, d’après les propres chiffres de l’ARH, la situation est inverse !
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Scandale en terme de démocratie locale, puisque seul l’avis des technocrates est pris en compte. L’avis des malades, des employés, de ceux qui vivent indirectement des hôpitaux - qui en sus d’être de gros employeurs sont aussi des centres économiques et sociaux importants – est délibérément ignoré.
Scandale sur le plan financier, car la construction du site commun, alors que l’on vient juste de rénover le site de Chaumont, coutera au bas mot 70 millions d’Euros, soit près de 450 millions de nos bons vieux francs ! Qui va payer ? Quels autres projets de développement vont devoir pâtir de cette dépense impressionnante pour la Haute-Marne ?
Scandale pour Chaumont, ville qui dépend du secteur tertiaire, dont la régression démographique est préoccupante. Pour la ville préfecture, le transfert de certains activités hospitalières serait un véritable coup de couteau dans le dos !
Scandale écologique, car implanter les hôpitaux hors des villes, c’est vouer au malheur ceux qui n’ont pas de voitures. Alors que tout le monde se précipite pour signer la charte de Nicolas Hulot, qui proscrit justement cette généralisation du sur emploi de l’automobile individuelle, collectivement coûteuse et polluante, on s’escrimerait en Haute-Marne à agir en sens inverse !
Scandale humain, car un hôpital hors des villes va ajouter à la souffrance de la maladie, celle de l’isolement.
Scandale politique, enfin, car dans cette affaire où certains n’ont pas été clairs, ont virevolté, la population a pu perdre confiance en ceux qui sont censés la représenter.
Les prochains rendez-vous électoraux seront là pour en débattre.
En attendant, battons nous bec et ongles pour que Chaumont et Langres conservent leurs hôpitaux car cette solution de sagesse est conforme aux besoins habitants et à une bonne gestion des deniers publics.
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