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Le choix de Marnay, ou de tout site commun hors des villes est celui de la concentration comme remède à tous les maux. On nous assène que si le fonctionnement de l’hôpital de Langres est insatisfaisant, trop coûteux, c’est parce que son activité est trop faible.
Il ne serait donc plus attractif, ni pour les malades, ni pour le corps médical…
D’autres expliquent qu’une partie du corps médical prescrit aux malades, de plus en plus fréquemment, de se faire hospitaliser à Langres. Les chiffres de l’ARH sont d’ailleurs éloquents qui précisent que si les hôpitaux du sud-Haute-Marne ont « produit » 44.240 séjours hospitaliers en 2003, le besoin était de 49.930. Plus de 5000 séjours ont donc dû être effectués ailleurs. L’importance de ce chiffre interdit de penser qu’il s’agit de pathologies spécifiques qui ne pouvaient être traitées localement.
Il n’y a donc aucune raison pour que Langres, pas plus que Chaumont, se résigne à perdre son hôpital. Et même si la démographie générale est défavorable, la démographie des plus de 60 ans – les plus consommateurs en services de santé, reste croissante.
Aussi, Marnay ne risque d’être qu’une étape avant Troyes, Dijon, Nancy…
Les mêmes qui nous expliquent aujourd’hui qu’une mutualisation locale est aujourd’hui nécessaire chercheront à nous convaincre demain que la mutualisation devra se faire au niveau régional.
Les dizaines de millions d’euros dépensés pour créer le site de Marnay compteront aussi peu que les dépenses qui ont permis de moderniser les sites actuelles au cours des années dernières.
Le seul élément qui aura progressé, ce sera le désert sud-haut-marnais…
(à suivre)
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