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Le député non-inscrit Ni colas Dupont-Aignan a invité dimanche les cadres de son mouvement "Debout la République" (DLR) à rassembler "les gaullistes, les républicains, les souverainistes" pour muscler son mouvement, qui a désormais rompu ses liens avec l’UMP. "A ceux qui ont peur de la solitude en politique, je veux dire très clairement qu’on n’est jamais seul quand on défend des causes justes et notamment une certaine idée de la France", a déclaré M. Dupont-Aignan, qui a réuni ce week-end son mouvement en université d’été à Dourdan (Yvelines). Si Nicolas Sarkozy a fait preuve de "lucidité" sur les "crises françaises" pendant sa campagne, ses premières décisions "ne peuvent qu’inquiéter les gaullistes sincères et réveiller un jour les Français, provoquer même leur colère", a-t-il déclaré, selon le texte de son discours transmis à l’AFP. M. Dupont-Aignan a fustigé "l’accord scélérat" en juin à Bruxelles pour un nouveau traité européen, une "Constitution bis" qui "met fin à l’égalité entre l’Allemagne et la France" et "officialise la primauté du droit communautaire". "Nous devons alerter l’opinion sur la nécessité d’un référendum sur ce nouveau traité", a-t-il dit. L’ancien député UMP, qui avait quitté le parti en janvier 2007, au moment de la désignation de Nicolas Sarkozy comme candidat, a également critiqué la "dérive de la politique étrangère" du président, selon lui trop pro-américaine, ou ses premières décisions économiques. "Pourquoi le paquet fiscal dont certaines mesures étaient nécessaires, comme la baisse des droits de succession, a-t-il été aussi excessif et déséquilibré ?", a-t-il demandé. M. Dupont-Aignan a aussi critiqué "la pratique du pouvoir" de M. Sarkozy, cette "sorte d’agitation permanente saturant l’espace public pour éviter tout débat". "Il faut bien que quelqu’un ose dire à M. Sarkozy : +M. le président, le pays avait besoin d’un nouveau souffle, mais cette fois vous allez trop loin
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