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LES SUJETS QUI FÂCHENT…

Ceux que l’on ne peut aborder dans les salons, ou les bistrots, chez le coiffeur ou à la sortie de la messe, sans craindre de se faire prendre dans le tourbillon des pro- et anti-lepéniens…

Insécurité,
racisme, violence à l’école, laïcité…  la liste peut s’allonger suivant les sensibilités.

Il convient d’aborder ces questions complexes avec des idées simples. Les lois de notre république se sont forgées au cours d’une histoire riche.

Elles constituent un arsenal juridique suffisant, mais qui doit être utilisé sans faiblesse, l’impunité est une  catastrophe.

Après des années d’attitude angélique, privilégiant la prévention, le risque est grand que l’on bascule aujourd’hui dans l’autoritarisme qui ne connaît plus que la répression.

Il faut être juste
et pour cela, donner d’aussi importants moyens à la justice qu’à la police.

Les grands facteurs de troubles ce ne sont pas seulement des événements comme les émeutes de la fin 2005.

Un grand patron qui se fait attribuer des indemnités de départ équivalant à des centaines d’années de la rémunération d’un smicard, ou un homme politique condamné pour malversation détruisent autant la cohésion sociale que les responsables des incivilités de banlieue !

LA PARTICIPATION CONTRE LA MONDIALISATION

La participation est l'emprunt du gaullisme au christianisme social.

Son principe est de transposer les mécanismes démocratiques de la vie politique à la vie économique et au monde du travail.


En associant les organisations sociales au
contrôle des activités de production,

la
participation permet de les soustraire à l’arbitraire de décisions guidées uniquement par la recherche des profits, comme les délocalisations, les fermetures brutales d’entreprises et le transfert de leur contrôle hors de France.



Pour en savoir plus :


http://gaullismesocial.free.fr/spip.php?article17


http://alain.kerherve.free.fr/edito45_arc.htm

ARRÊTER LA CASSE DU SERVICE PUBLIC

Cela a commencé par la suppression de certaines dessertes ferroviaires, d’écoles dans les villages ; cela continue avec la fermeture de petites gares SNCF, de subdivisions de la DDE, de bureaux de poste, de perceptions…

C’est comme si l’Etat avait lui-même cherché à désertifier nos campagnes !  

C’est l’inverse
qu’il eût fallu faire : les services publics auraient dû être les derniers à quitter le navire.

Revenons à une politique territoriale
vivante qui s’appuie sur une présence dense des agents publics en milieu rural et coupons court aux fantasmes d’une administration accessible uniquement par Internet.

LES IMPÔTS LOCAUX : stop à la hausse !

En dix années, la taxe foncière a augmenté de près de 50 % en moyenne dans le département, en dépit d’une gestion souvent exemplaire des communes.

Décentralisation bâclée, création confuse des intercommunalités, projets hasardeux, dépenses de prestige, explosion des budgets sociaux…

L’argent local doit être géré avec rigueur et économie. La rentabilité des grands projets d’équipement, au sens de l’intérêt général, doit être démontrée avant de se lancer dans des investissements coûteux et de s’endetter sur le long terme.

Est-il normal que certaines routes,
à peine refaites, soient à nouveau en travaux ou que l’on ferme un hôpital tout juste modernisé ?

LA DÉCENTRALISATION : arrêtons les dégâts !


Août 2004

Un Premier ministre de Jacques Chirac a voulu achever au forceps la décentralisation
lancée en 1982, par un vote bloqué (le fameux
49.3). Il a contraint les Conseil généraux 
qui avaient déjà fort à faire, à
accepter de nouvelles compétences, lourdes sur le plan
budgétaire comme
celles qui touchent au domaine social (RMI, handicap, dépendance…),
à
l’éducation (transfert massif des personnels techniques des collèges) ou encore aux
routes nationales d’intérêt local. L’effet le plus visible a été surtout
de compliquer
lourdement la vie locale et de déstructurer inutilement
certains ministères dont le
dévouement et la compétence des fonctionnaires
n’étaient pourtant pas en cause.
A moyen terme on ne peut que redouter
un dérapage de la fiscalité locale !

L’EUROPE : gare au machin!

Lors du référendum de 2005, les Français ont dit STOP.
 
Si le Général de
Gaulle avait souhaité ce référendum - chose bien improbable - il aurait démissionné le soir même de ce fameux NON.

N’oublions pas que l’Europe
fut initialement le merveilleux moteur de la réconciliation franco-allemande.

Aujourd’hui, après l’avoir élargie à 27 membres - sans que l’on ait pu dire « ouf » - les eurocrates de Bruxelles nous inventent un « machin » qui dépassera bientôt, par sa bureaucratie, le système qui faisait l'URSS et qui a conduit à son écroulement.